Baromètre ETHIC-OTC

1 Mars 2010

Le baromètre ETHIC été réalisé auprès d’un échantillon représentatif de PME (hors artisanat et commerçants) sur leurs besoins de financements.

Cette première vague du baromètre a été réalisée à partir d’un sondage administré par Internet entre le 01/01/2010 et le 20/03/2010, auprès de 300 dirigeants.  

Consultez ici les résultats de la 1ère vague.

 

En synthèse : 

  • La moitié des entreprises consultées (50,8%) déclare avoir eu des besoins de ressources financières supplémentaires ces 24 derniers mois. La moitié d'entre elles a eu besoin de moins de 500 000 €, ce qui est en rapport avec la taille de leur bilan.
  • Un gros tiers (réponses multiples) de celles qui ont eu ou ont besoin de ressources supplémentaires compte les affecter d'abord à la conquête et au financement de nouveaux marchés (34,8%); un autre tiers (29,9%) au financement du BFR, un autre tiers (27,9%) au financement d'une acquisition
  • Financement de nouvelles embauches. Seules 11,8% ont besoin de cet argent pour atteindre l'équilibre d'exploitation.

Les réponses à cette question sont extrêmement révélatrices du gisement et du potentiel de croissance des PME. La moitié des PME françaises qui cherchent de l'argent souhaite en trouver pour répondre à des opportunités de croissance (satisfaire de nouveaux marchés, financer une acquisition, de nouvelles embauches, ou un BFR ce qui aboutit au même résultat).

A qui s'adressent ces PME pour trouver de l'argent ? D'abord naturellement aux banques à 45,6%, puis, et c'est un phénomène plus récent, aux fonds d'investissement à 22,5%.... mais très peu au factoring (2%) (et presque aussi peu aux industriels (3,9%) ou à l'Etat (4,9%) ce qui témoigne de l'esprit d'indépendance de leurs dirigeants.

Les dirigeants de ces PME ne souhaitent pas à 41,2% apporter de garanties contre l'accès aux financements dont ils ont besoin, et si vraiment elles sont nécessaires ils sont prêts à partager le risque avec les financiers en donnant leurs actions en caution (32,8%), ou en partageant le capital à 41,2%.

En conclusion, à la lecture de ce sondage, d'une part les PME françaises restent bridées pour environ la moitié d'entre elles par l'accès à des financements qui leur permettraient d'exploiter des opportunités de croissance immédiates; et d'autre part près de la moitié de leurs dirigeants préférerait partager le risque de l'investissement avec leurs financeurs (cessions de parts ou cautions en actions) plutôt que de donner des cautions personnelles (5,9%). Les dirigeants de PME sont des entrepreneurs. Ils attendent que les financiers le soient aussi.