Dialogue social dans les TPE : la politique de la chaise vide

Date : 21 Décembre 2009

Le MEDEF et la CGPME ont choisi d’annuler le rendez-vous avec les syndicats pour éviter d’aborder la représentativité syndicale dans les TPE ; cela à un moment où le patronat se pose des questions sur ses propres instances représentatives.

 

Pourquoi y a-t-il par exemple 3 représentants patronaux pour 5 représentants des salariés ? Le MEDEF doit-il s’exprimer sur les TPE en revendiquant d’être leur porte-parole alors qu’il existe la CGPME ? Pourquoi certains secteurs d’activité sont-ils si isolés lorsqu’ils doivent défendre leurs positions, en particulier lorsqu’il s’agit de nouvelles activités ?

Quant à confier de fait au Gouvernement le soin d’aborder la représentativité syndicale dans les TPE, la désertion relative à cette question est stupéfiante ! Ce serait le contraire des accords contractuels dont on nous vante, à juste titre, le mérite depuis plusieurs années. Veut-on définitivement privilégier la loi ?

Si l’on est convaincu que dans l’état actuel des choses, il serait suicidaire de contraindre les entreprises de 5, 8 ou 15 personnes à avoir un délégué syndical, salarié protégé, nommé éventuellement comme souvent c’est le cas, alors il faut le dire aux syndicats et aux pouvoirs publics.

Selon le Mouvement ETHIC, on pourrait justement profiter de l’occasion pour faire évoluer un syndicalisme français trop revendicatif et systématiquement dans l’opposition idéologique. Il n’est pas inintéressant pour des petites entreprises d’avoir un interlocuteur qui parle au nom des salariés, mais certainement pas dans les mêmes conditions et avec les mêmes astreintes et obligations que dans les grands groupes.