Mais au nom de quoi irait on entreprendre dans les quartiers difficiles, alors que l’on peut
entreprendre dans des quartiers faciles ?
C’est bien cette question, et les réponses à lui apporter, qui sont au coeur du colloque
d’ETHIC du 1er juillet 2004. Car, ne nous y trompons pas : les entrepreneurs ne resteront
et feront revivre de ces zones grises, que si ils y trouvent leur intér
êt économique.
C’est vrai, les enjeux républicains de la paix sociale, passent par la réinsertion de ces
quartiers dans la communauté nationale. Ce sont certes des objectifs que les chefs
d’entreprises partagent en tant que citoyens, mais qu’ils ne peuvent se payer le luxe de
placer cela en priorité ; leurs fonctions de dirigeants d’entités économiques exigent, parce
que c’est une question de survie, la seule recherche du profit...