ETHIC déçu par la position de Jean-François Copé et Christian Jacob

Le Mouvement ETHIC, dont la Présidente Sophie de Menthon a témoigné devant le Conseil d’Etat sur les mesures nécessaires pour éviter les conflits d’intérêts dans la sphère publique, a mis en avant la nécessité, non seulement d’une grande transparence mais surtout de l’exemplarité politique.

ETHIC a adressé, il y a 3 semaines, à tous les Ministres du nouveau Gouvernement, une proposition consistant à prêter serment devant leur cabinet et les grands directeurs de leur administration, en faisant état de leurs biens et de l’ensemble de leurs activités, ainsi que de ceux de leur conjoint. Cette mise en scène solennelle consistant à rappeler qu’un engagement politique situe l’intéressé au-dessus de ses concitoyens en ce qui concerne la transparence (seuls Xavier Bertrand et Nathalie Kosciusko Morizet m’ont répondu favorablement sur le principe).

Qu’est-ce qui peut bien aujourd’hui pousser le chef de la majorité et celui du groupe parlementaire UMP à afficher, au contraire, la volonté d’une tolérance, donc d’un certain laxisme par rapport aux propositions de la commission ? C’est non seulement une maladresse, mais c’est une erreur politique et sociétale. « N’était-ce pas la position d’une plus grande exigence qu’il eut fallu soutenir ? » demande Sophie de Menthon « pour montrer aux Français et aux patrons, que les responsables politiques souhaitent s’appliquer à eux-mêmes une plus grande sévérité au nom de l’intérêt général » ?
Vouloir diminuer la sanction, c’est implicitement reconnaître que la totale transparence n’est pas la règle.

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