ETHIC réagit à la mise en place d'un médiateur de la sous-traitance

Le Mouvement ETHIC apprécie le volontarisme du chef de l’Etat consistant à créer les conditions nécessaires à la croissance des TPE et PME et, en cela, rejoint complètement la satisfaction des autres mouvements patronaux.

Toutefois, Sophie de Menthon – Présidente d’ETHIC - s’inquiète de l’habitude qui est en train de se mettre en place, consistant à nommer un médiateur à chaque problématique. Si certains chefs d’entreprise d’ETHIC ont pu personnellement apprécier l’efficacité de René Ricol face à leur banque (ex Médiateur du crédit), il ne faudrait pas que cela devienne une habitude.

Nommer un médiateur, c’est le constat d’un échec, l’acceptation implicite que le système ne peut pas fonctionner en l’état.

Nommer un médiateur entre donneurs d’ordre et fournisseurs c’est pointer du doigt l’échec des instances patronales qui devraient, par souci d’éthique et de respect envers les fournisseurs, régler ce problème en interne et édicter leur propre code déontologique (ETHIC a d’ailleurs rédigé avec la Fédération du Commerce et de la Distribution un guide des relations commerciales avec un observatoire des relations donneurs d’ordre - fournisseurs).

Plus il y aura de médiateurs, moins les réformes se feront.

L’Etat a-t-il vocation à devenir juge prudhommale ou tribunal administratif ? A quand des médiateurs pour des arrêts maladies ou le menu des cantines ?