Le low cost peut être défini comme un modèle économique dont les caractéristiques sont la
simplicité, la différenciation et la complémentarité. Le ministre de la consommation, Luc
Chatel le considère comme un phénomène social, et non comme une manifestation
marginale puisqu’il inonde l’ensemble de l’économie : coiffure, assurance, vêtement, location
de voiture et même des yaourts !!
Le ministre insiste sur le fait que le développement de cette économie n’est pas
contradictoire avec l’industrie des marques, le low cost ne cannibalise pas le marché. Au
contraire même, le low cost apparait comme un outil « fort » de concurrence qui profite aux
clients mais également au marché tout entier puisqu’il suppose une plus grande liberté de
choix du consommateur mais surtout l’alignement des prix des autres acteurs concurrents.
Ainsi l’introduction du low cost dans le domaine du transport aérien a entrainé une baisse du
prix du marché de plus de 60%.
Il est donc nécessaire de raisonner de façon additive et non exclusive, la consommation de
produits ou de services low cost n’implique pas la disparition des produits préexistants. En
effet, il ne remplace pas ce qui existe déjà mais satisfait de nouveaux besoins.
Le Ministre précise que ce phénomène progresse en France bien qu’il accuse un certain
retard sur d’autres Etats et notamment sur l’Allemagne. En effet, le low cost représente 45%
du marché allemand, soit trois fois plus que le marché français.