Les chefs d'entreprise d’ETHIC commentent le plan de rigueur annoncé par le Premier Ministre : un plan de rigueur comptable… sans souffle !

Date : 7 Novembre 2011

Les chefs d'entreprise d’ETHIC commentent le plan de rigueur annoncé par le Premier Ministre : un plan de rigueur comptable… sans souffle !

 

Pour la vie des entreprises :

1/ Charges sociales : la bonne nouvelle c’est que l’on travaille enfin sur la maîtrise des charges sociales en déconnectant prestations et inflation mais il faut BAISSER les charges pour relancer et générer des recettes de croissance « afin que la rigueur ne signifie surtout pas le deuil de la croissance » déclare Sophie de Menthon.

2/ Impôts sur les sociétés : Haro sur les grandes entreprises avec un IS qui augmente mais en fait pourquoi 5% : ne pourrait-on pas les mettre une bonne fois pour toutes, au taux de droit commun ? une façon peut-être de rétablir l‘injustice qui touche les PME, ce qui ne sera probablement pas le cas.

3/ Le prélèvement forfaitaire libératoire sur les dividendes passe à 24 % (+13,5% de prélèvements sociaux soit 37,5%)… la principale source de revenus des patrons propriétaires se tarie, sans parler de la dés-incitation à entreprendre.

4/ Les niches fiscales représentent entre 50 et 73 milliards d’euros de manque à gagner pour l’Etat chaque année. Il est décevant de constater que celles qui sont touchées par le plan d’austérité, comme le dispositif Scellier ou le crédit d’impôt sur le développement durable, étaient justement des incitations à l’investissement et qu’elles permettaient de stimuler l’activité d’entreprises liées au secteur du bâtiment, et de l’environnement ?

5/ le gel des salaires (Quelle démagogie de parler de geler le salaire du Président de la République ! Comme s’il comptait l’augmenter dans les 2 années à venir… Pourquoi ne pas aussi lui proposer des RTT !) On a du mal à être convaincu par ce point de communication cousu de fil blanc sur les salaires des Ministres ! Gelés ? Cela fait froid dans le dos. Pour les grands patrons, le terme de « salaire » n’a pas beaucoup de sens, il faut parler de « rémunération » et l’exemplarité c’est autre chose et c’est au patronat de s’en occuper.

6/ Retraites : La volonté d’accélérer la réforme des retraites va dans le bon sens mais l’occasion est manquée d’être audacieux. Il faudra bien transformer cette réforme en annuité sans âge butoir.

7/ Et travailler plus ? Le sujet n’a pudiquement pas été évoqué.

En conclusion, les chefs d’entreprise du Mouvement ETHIC estiment qu’on a fait au mieux, dans la mesure où les réformes de fond n’ont pas été réellement entreprises, par exemple pour financer la santé ou pour remettre à plat la fiscalité.

 

Contact presse : Bernard Torjman - 01 71 18 33 69