• Perception du refus d’une grande entreprise, au sein de laquelle a pu être commise cette gigantesque fraude, de prendre sa part de responsabilité.
• Une condamnation financière de ce montant est aussi inimaginable que le montant des pertes qu’aurait occasionné le comportement de Jérôme Kerviel. C’est cautionner finalement l’absurdité de sommes astronomiques totalement déconnectées et de la vie réelle et du quotidien d’une entreprise. Une « amende » aussi financièrement disproportionnée pour un seul homme que la fraude elle-même !
• On laisse entendre qu’un crime économique, contrairement à un crime de sang, mérite une condamnation à perpétuité sans possibilité d’avoir payé, au sens propre et au sens figuré, sa dette à la société.
• Ne laisse-t-on pas entendre que par la sévérité d’un jugement on s’affranchit d’une réflexion sur une nouvelle et nécessaire éthique du capitalisme ?
• Jérôme Kerviel devient donc naturellement un bouc émissaire et le jugement contribue implicitement à exonérer et à dédouaner le système financier dont on connaît trop bien les effets vertigineux. « L’Irlande aujourd’hui ne va-t-elle payer 33% de son PNB pour rembourser les erreurs d’une armée de petits Kerviel en herbe ? » se demande Sophie de Menthon, Présidente du Mouvement ETHIC. Ne renforce-t-on pas le sentiment d’une justice à deux vitesses face à un système qui a produit Jérôme Kerviel ?
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