Sophie de Menthon pour Challenges : « La France qui bosse et la France qui ne bosse pas »

EDITO – Les protocoles de protection appliqués sans bon sens pénalisent le pays depuis le début du confinement. Fallait-il encourager tous les jours à rester chez soi alors que d’autres étaient sur le pont ?

L’aide de l’Etat a été des plus généreuses : indispensable pour la majorité, insuffisante pour d’autres, parfois trop généreuse et même dissuasive pour l’élan entrepreneurial que nous attendons et qui est indispensable.

On a fini par dissocier l’argent qui coule à flots du travail qui seul enrichit. Aucune subvention ne nous tirera d’affaire si nous ne sommes pas tous conscients, individuellement, que la reprise dépend de l’énergie productive de chacun. Or il y a une France qui « se la coule douce » et profite du système, indignant tous ceux qui prennent des risques et travaillent d’arrache-pied. De plus en plus de citoyens sont exaspérés de voir à quel point l’engagement économique est disparate et cette forme de discrimination est mal vécue.

Les “protocoles” de protection ont bon dos, appliqués au pied de la lettre sans bon sens ils pénalisent le pays depuis le début du confinement. Ils servent souvent de prétexte à travailler moins et peu. Fallait-il encourager tous les jours à rester chez soi alors que d’autres étaient sur le pont ? Le confinement à la carte, le télétravail si je veux, le chômage partiel pour certains une bonne occase.

Il est inadmissible de montrer du doigt la sacro-sainte fonction publique, mais comment pardonner par exemple à la Poste son absence, pénalisant tout le monde, au moment où toutes les entreprises avaient besoin de leur courrier pour maintenir leur activité, les chèques qui n’arrivaient pas, les paquets de livraison bloqués ?

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Par Sophie De Menthon

Image : © Marianne Casamance CC-BY-SAGNU Free Documentation LicenseWikimedia Commons